jeudi, mars 09, 2006

Le Parlement adopte définitivement le CPE

Le Parlement a définitivement adopté jeudi, après un ultime vote des sénateurs, le projet de loi sur l'égalité des chances qui met en oeuvre le décrié contrat première embauche (CPE).

Le Sénat a approuvé, par 178 voix contre 127, le texte de compromis élaboré en commission mixte paritaire. Les sénateurs de gauche ont voté contre, tandis que les centristes se sont majoritairement abstenus. Mercredi, les députés avaient donné leur feu vert par 329 voix contre 159. Le texte est donc définitivement adopté au Parlement. La gauche va saisir le Conseil constitutionnel.

Selon le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher, le CPE pourrait entrer en vigueur d'ici fin avril. Frère jumeau du contrat nouvelles embauches, il concernera les jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés. Il s'agira d'un CDI assorti d'une période de consolidation de deux ans, durant laquelle le jeune pourra être licencié à tout moment. Le préavis sera de 15 jours en dessous de six mois et d'un mois entre six mois et un an.

Le CPE donnera droit à une indemnisation chômage au bout de quatre mois (460 euros par mois versés pendant deux mois). Le droit individuel à la formation s'ouvrira dès la fin du premier mois. Le gouvernement s'est engagé à ce que l'accès au logement et au crédit soit garanti. Les stages, CDD et formations en alternance effectués dans l'entreprise seront décomptés de la période de consolidation.

Mardi, 400.000 à un million de personnes ont de nouveau manifesté pour obtenir le retrait du CPE. Les cinq confédérations syndicales et les principales organisations de lycéens et étudiants devaient se retrouver dans l'après-midi pour décider des suites à donner à cette mobilisation. Selon l'UNEF, principal syndicat étudiant, le mouvement de grève toucherait 38 universités sur 88.

AP

mercredi, mars 08, 2006

Sorbonne : environ 150 personnes occupent le site

Les étudiants de Paris sont toujours en lutte contre le CPE. Pour se faire entendre du gouvernement, environ 150 personnes ont décidé d'occuper pacifiquement le site de la Sorbonne. Aucun problème n'est à signaler pour le moment.

La commission média

Adoption du projet de loi sur l'égalité des chances

PARIS (AP) -- La Commission mixte paritaire Assemblée-Sénat (CMP) a adopté mardi soir, avec quelques modifications, le texte de loi sur l'égalité des chances, a-t-on appris de sources parlementaires.
Est notamment amendé l'article 4 sur le CV anonyme pour lutter contre la discrimination à l'embauche, qui définit le principe de l'anonymat du CV à l'embauche, «dans les entreprises de 50 salariés et plus». Principe inscrit, contre l'avis du gouvernement, au Code du travail.
Le nouveau sous-amendement à cet article 4 précise que «les modalités d'application (en) sont déterminées par décret en Conseil d'Etat», précisait-on de même source. Et ce afin de laisser le temps aux partenaires sociaux actuellement saisis d'en discuter, et au gouvernement de tenir compte ou non des résultats de cette concertation.
Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher s'était déclaré défavorable à cette inscription du principe du CV anonyme dans la loi, préférant attendre le résultat de la «concertation» avec les partenaires sociaux.
Pour ce qui est du reste, ajoutait-on de mêmes sources, la version adoptée par les députés et sénateurs en Commission mixte reprend pour l'essentiel celle adoptée par le Sénat dans la nuit de dimanche à lundi.
Le texte amendé par la CMP sera présenté en séance publique à l'Assemblée nationale mercredi 8 mars dans l'après-midi, et au Sénat jeudi matin. AP

Communiqué de presse de la coordination nationale des étudiants réunie à Jussieu le 4 mars

La Coordination Nationale étudiante réunissant 39 universités et établissements, les 4 et 5 mars 2006 à Jussieu a adopté les propositions suivantes :

La coordination nationale étudiante se prononce pour étendre la mobilisation contre la précarité, la loi pour l'égalité des chances, et tout particulièrement contre le CPE, et le CNE.Dans ce sens, elle se prononce pour :
- La grève reconductible des étudiants à partir du 7 mars.
- La généralisation des blocages des universités sur tout le territoire.
- L'occupation des universités jusqu'à satisfaction des revendications.

Elle se prononce pour l'organisation de cortèges unitaires des universités mobilisées lors de la manifestation du 7 mars.

Elle insiste sur la nécessité de donner très rapidement des suites au 7 mars:
- Par la tenue d'assemblées générales unitaires et interprofessionnelles le soir même.
- En proposant aux syndicats de salariés de rejoindre la grève étudiante.
- En proposant aux travailleurs et à leurs organisations de s'accorder avec elle, sur une nouvelle journée d'actions et de grève interprofessionnelles le 16 mars.

Elle appelle à la mise en relation du mouvement étudiant avec les réseaux, notamment associatifs, des quartiers de banlieue.

Elle condamne fermement la répression policière des étudiants manifestants de Tours et demande le remboursement des frais d'hospitalisation des victimes.

En conséquence, la coordination annonce le calendrier de mobilisation suivant :
- Mardi 07/03 : blocages, grève, manifestation unitaire, AG interprofessionnelle le soir même
- Mercredi 08/03 : participation à la journée pour les droits des femmes.
- Jeudi 09/03 : journée nationale de blocages et de manifestationset/ou d'actions.
- Mardi 14/03 : journée nationale de manifestation.
- Jeudi 16/03 : proposition aux syndicats de salariés d'une nouvelle date de grève et de manifestations.

La prochaine coordination nationale étudiante se tiendra à Poitiers le samedi 11 mars 2006.

Contact Poitiers : 05 49 45 45 52
www.coordination.no-ip.org

Appel de la coordination nationale de Toulouse le 25 février

Samedi 25 février 2006

Nous, étudiants délégués de trente universités mobilisées, dont douze en grève avec blocages, réunies en coordination nationale à Toulouse Rangueil samedi 25 février 2006, déclarons notre détermination à continuer la mobilisation jusqu’à la satisfaction de nos revendications. La mobilisation prend de l’ampleur, en particulier dans les universités, où les grèves sont plus nombreuses que la semaine dernière, malgré les vacances. Les assemblées générales massives sont de plus en plus nombreuses, signe d’une mobilisation qui a le soutien de la grande majorité des jeunes, qu'ils soient étudiants, lycéens ou travailleurs. Cette deuxième coordination nationale, nous permet de mesurer le chemin parcouru, les positions que nous gagnons et vise à construire un mouvement d'ampleur suffisante pour faire reculer tant le gouvernement que le patronat.

Le Contrat Première Embauche, véritable alignement du gouvernement sur les exigences du patronat, est une attaque déterminante contre les jeunes et en particulier les jeunes déjà les plus précarisés. Avec cette attaque, on veut empêcher les jeunes d’avoir des droits, des emplois stables et des conditions de travail décentes et le patronat de casser le code du travail. Le gouvernement veut nous rendre licenciables à tout moment, et corvéables à merci car on peut être mis à la porte sans motif si on est malade ou si on dit « non » à son employeur.

Mais c’est plus largement notre avenir et celui des droits collectifs sur le marché du travail qui est en cause. On connaissait déjà les CDD, les temps partiels imposés, la suppression du statut de MI-SE, etc. Le Contrat Nouvelle Embauche et le futur Contrat de Travail Unique voulu par Villepin sont une volonté de généraliser la précarité, de casser les droits de l’ensemble des travailleurs.

Dans le même temps, notamment dans la « loi pour l’égalité des chances », le gouvernement généralise les cadeaux financiers au patronat, en trouvant mille et une façon pour qu’il ne paye pas les cotisations sociales.

Ces attaques vont de pair avec d’autres dans le domaine scolaire. La réforme Fillon sur l’école renforce « l’inégalité des chances », en ne donnant pas le même enseignement à tous les jeunes. Le LMD casse les diplômes nationaux, qui était notre première garantie sur le marché du travail. Le Pacte pour la recherche va contribuer à creuser les inégalités entre universités riches et universités pauvres, va renforcer les formations courtes, va donner, a court terme, un droit de regard au patronat local. C'est pourquoi nous exigeons leur retrait.

La « loi sur l’égalité des chances » contribue à réduire les diplômes auxquels peuvent aspirer les jeunes : l’apprentissage dès 14 ans fait partie de ces mesures, en expulsant des jeunes de l’enseignement.

Pour faire passer ces mesures, et pour rendre docile la jeunesse, le gouvernement multiplie la répression : Contre les mouvements sociaux, notamment pendant le mouvement lycéen et contre les jeunes des quartiers en novembre 2005. Il réprime déjà la mobilisation contre le CPE, par des arrestations et une répression administrative contre des lycéens.

La « loi sur l’égalité des chances » constitue une réelle provocation, avec le renforcement du pouvoir des polices municipales, la suppression des allocations familiales et le développement des stages dans la police et l’armée pour les jeunes trop « turbulents ». Le gouvernement veut faire taire les jeunes, leur apprendre à ne pas se révolter. En mettant en place le Contrat Première Embauche, le gouvernement a déclenché un mouvement de contestation dans la jeunesse. La « loi sur l’égalité des chances » est un concentré des attaques que nous subissons depuis des années. En utilisant l’article 49-3, le gouvernement a montré aux yeux de tous son refus de toute discussion : seule la mobilisation, la construction d’un rapport de force le fera céder.

C’est la grève qui nous permettra de le faire reculer et de défendre nos droits à la contestation en tant que travailleurs et en tant que futurs travailleurs. Notre objectif doit être la mise en place de la grève reconductible et l'extension des blocages dans un maximum de lycées et d'universités. C’est la seule méthode qui permette que tous participent à la mobilisation, sans être sanctionnés. Nous appelons les travailleurs à se mobiliser, à s'organiser et à nous rejoindre pour défendre leurs droits.

Nous exigeons:
• Un emploi stable pour tous, retrait de tous les contrats précaire s :
• Retrait de la Loi sur l'Egalité des Chances, dont le CPE fait partie (apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans...)
• Le retrait du CNE
• Le réengagement financier de l'Etat dans le Service Public pour uneUniversité Publique :
• Un plan pluriannuel de créations de postes à la hauteur des besoins dans l'éducation nationale
• Le retrait de la loi Fillon • La reconnaissance de nos diplômes
• L'arrêt du traitement répressif des mouvements sociaux, amnistie des lycéens qui ont participé au mouvement contre la loi Fillon, des personnes poursuivies suite à la révolte des quartiers populaires en novembre 2005, des étudiants et des lycéens qui ont participé au mouvement contre le CPE

C’est tous ensemble que nous gagnerons : étudiants, lycéens, salariés. Nous appelons donc les travailleurs, notamment ceux en lutte et les plus précaires d'entre eux (chômeurs, sans-papiers, intermittents...) à s'engager dans le combat contre le CPE et la précarité. Le mardi 7 mars est une date de mobilisation fondamentale pour construire cette lutte commune, nous espérons que c’est une première date qui en appellera d’autres rapidement.

D’ici le 7 mars, nous appelons à la mobilisation et au blocage l’ensemble de la jeunesse pour le 28 février, et appelons les salariés et leurs organisations à relayer cette date. Nous appelons également à une journée d’action le 2 mars, partout en France, pour montrer notre détermination, étendre et renforcer la mobilisation. Pour que le 07/03 soit non seulement une réussite mais aussi, et surtout, le tremplin pour une mobilisation plus large et unitaire avec les travailleurs, nous appelons les étudiants et lycéens à une grève reconductible à partir du 7 partout où les forces le permettent. C'est le meilleur moyen d'entraîner les travailleurs dans la lutte: la continuer nous-même et leur donner envie de nous rejoindre. En outre, pour élargir la mobilisation même là où la grève reconductible ne pourra se réaliser, nous appelons d'ores et déjà, à une journée nationale d'action le jeudi 9 mars. Nous pouvons donc déjà, non seulement appeler au 07/03 mais aussi présenter cette date non comme une date butoir mais comme un tournant d'une mobilisation appelée à se prolonger !

La prochaine coordination nationale se tiendra à Jussieu le samedi 4 mars, selon les mêmes modalités que celle de Toulouse.

La Coordination Nationale Etudiante

Compte-rendu de l'action du vendredi 3 mars

Après l'assemblée génrale, environ deux cents étudiants de Tolbiac et de Javelot (annexe de Paris VII) se sont réunis et sont partis en cortège jusqu'au salon de l'agriculture. Ils ont manifesté là-bas, distribuant des tracts, avant de se diriger vers le lycée autogéré de Paris et de prendre le métro. La mobilisation s'est ensuite terminée à Censier, pour soutenir les étudiants occupant ce site.

mardi, mars 07, 2006

Compte-rendu de l'assemblée générale du vendredi 3 mars

Ordre du jour :
- 1. C.P.E.
- 2. Rapport des commissions
- 3. Perspectives
- 4. Mandat de la délégation envoyée à Jussieu
- 5. Votes

Intervention d'étudiants de Censier et de Nanterre, faisant le point sur leur mobilisation.
L'idée d'une coordination francilienne d'étudiants est soulevée.
Un vote autorise la prise de photos et a fortiori les caméras.

1. C.P.E.
Lors de la première partie de l’assemblée générale (AG), les débats portent aussi bien sur le C.P.E que sur le C.T.U (Contrat de Travail Unique) ou la réforme LMD. Le lien entre ces trois thèmes est évidement la précarisation des jeunes (et des moins jeunes), que ce soit au travail ou à l’université. L’AG est assez agitée, partagée entre anti et pro-CPE.

2. Rapport des commissions
- Action : Plusieurs actions ont eu lieu la veille (mobilisation d’étudiants à l’ANPE, au lycée Monet, ainsi qu’à Italie II pour parler aux salariés, et à l’annexe Saint Hyppolite). Les actions sont préparées en petit comité et sont secrètes jusqu’au dernier moment pour éviter toute fuite et pour pouvoir les mener à terme.
- Média : 6 étudiants permanents, avec un communiqué de presse tout les jours. Récolte des infos sur le mouvement, épluche la presse.
- Finances : la plus grande partie des finances a servi à payer les voyages de deux délégués à la coordination nationale de Toulouse, et permet d’acheter du matériel pour des banderoles.
- Inter-fac : contact avec de nombreuses facs parisiennes.
- Tract : écriture de tracts pour prévenir les étudiants des différentes AG, création de banderoles.
- Décor : volonté de décorer la fac et de la repeindre.
- Inter-pro : tract spécial pour étudiants et/ou salariés.
- Analyse : petit dossier sur le CPE créé. Travaille en commun avec des juristes et des économistes.

3 & 4. Perspectives & Mandat des délégués à la coordination nationale de Jussieu
Débat entre partisans et ennemis du blocage. Les étudiants contre le blocage rappellent leur droit à l’éducation. Ceux pour le blocage expliquent que bloquer n’est pas un acte des plus simple, que ce n’est pas par gaîté de cœur qu’ils ratent leurs cours et que les piquets sont essentiels pour se faire entendre.
Les perspectives et les propositions pour le mandat des délégués sont nombreuses et sont soumises au vote.

5. Votes
La grève est revotée quasiment à l’unanimité, le blocage l’est aussi à la majorité jusqu’à la prochaine AG (Mercredi 8 mars à 11h). Les étudiants ont refusé la création d’un comité de grève élu et permanent. Les différentes commissions formant le comité de mobilisation devront se réunir tous les jours à 9h et à 18h. Une nouvelle commission, la commission information, a été crée.

Mandat définitif des étudiants délégués à la coordination nationale de Jussieu :
- Il s’agit d’un mandat impératif.
- Appel à la massification du mouvement avec des piquets de grève sur les lieux de travail
- Blocage des facs
- Appel à la grève reconductible après le 7 mars
- Journées d’action les 9 et 14 mars
- Respect des modalités de la coordination de Toulouse (3 étudiants par fac non bloquée, 7 par fac bloqué)
- Appel aux confédérations syndicales à la grève reconductible
- Rejet d’un comité national de grève
- Abrogation du projet de loi sur légalité des chances, du CNE, de la réforme LMD et du pacte sur la recherche
- Augmentation des postes au CAPES
- Grève générale avec piquet de grève jusqu’à satisfaction des revendications
- Motion de soutien aux lycéens poursuivis, ainsi qu’aux étudiants de Tours et de Censier
- Gratuité des transports en commun
- Logement décent pour tous
- Assemblée de ville (c’est-à-dire une AG où tous les étudiants parisiens peuvent venir) pour coordonner le mouvement

Les étudiants ont décidé de se réunir mardi 7 mars à 13h sur le site de Tolbiac pour faire un départ commun.

jeudi, mars 02, 2006

Rappel : AG demain, 11h

Vendredi 2 mars aura lieu une assemblée générale à la fac de Tolbiac pour discuter et décider de la suite du mouvement (reconduction ou non de la grève et du blocage). Tous les étudiants de Tolbiac sont invités.

Compte-rendu de la journée du jeudi 2 mars

Ce jeudi 2 mars, la fac de Tolbiac a réouvert et la grève a été appliquée. La journée a commencée par un débat dans l'amphi I. Plusieurs thèmes ont été abordés mais le débat s'est recentré sur l'action des grévistes.
Deux actions de sensibilisation ont été menées, l'une à l'ANPE (rue Tolbiac),l'autre au lycée Claude Monnet.
Une volonté de faire vivre la grève se manifeste (projection du film "TheTake"). Les différentes commissions se réunissent dans la journée pour continuer laconstruction du mouvement.

La commission média

Votes de l'AG de mercredi 1ier mars

L'amphi N était plein (soit environ 1000 personnes). Voici les votes :

- "Motion de Sylvain" (appel aux personnel IATOS à rejoindre le mouvement étudiant; mais je ne me rappelle plus l'intégralité du contenu). Il y avait 2 autres motions proposées.
- l'AG prévoit de mandater 10 personnes pour accompagner un participant au mouvement lycéen de 2005 au commissariat où il est convoqué.
- Vote de la grève (grosse majorité)
- date de la prochaine AG fixée le vendredi 3 mars à 11h (10h était proposé au vote)
- vote des piquets de grève (en gros une centaine de contre et la majorité pour)
- vote du blocage jeudi et vendredi (la solution de bloquer seulement le vendredi était proposée)

Revendications votées :
- contre le CPE-CNE
- pour la restitution des postes aux concours de l'enseignement (6000)

Mandatés pour la coordination nationale de vendredi :
- vote des personnes mandatés mais le mandat sera déterminé vendredi
- les mandatés (élus) : Kamel, Sarah, Louise, Elodie, Grita, Khaled, Héléna

Maxime

mercredi, mars 01, 2006

Tolbiac, la grève continue

Mardi 28 février, le blocage a continué. Un café a été offert et deux films ont été projetés pendant la journée. Dans l’après-midi, environ 3 000 personnes ont défilé de Place d’Italie à Bastille en passant par Jussieu. Le soir, les étudiants mobilisés se sont réunis dans l’amphi N pour organiser la journée du lendemain. Malgré la décision de l’assemblée générale de ne pas occuper les locaux, un groupe agissant de manière autonome est resté toute la nuit dansl’amphi N.

Mercredi matin, l’administration n’a pas ouvert les locaux aux étudiants officiellement pour des raisons de sécurité. Cependant, l’amphi N est resté accessible par les issues de secours. Les étudiants ont pu entrer et ontcommencé à échanger. Ils ont pu s’exprimer sur les modalités de la mobilisation.

A 11h, l’assemblée générale a commencé, réunissant plus de 1000 personnes. Le débat a été très animé. La discussion s’est à nouveau portée sur le CPE avec confrontation d’opinions, puis sur les perspectives d’action. Pour satisfaire nos deux revendications (retrait du CPE-CNE et restitution des postes auxconcours de l’enseignement), la reconduite du blocage a été votée jusqu’à la prochaine assemblée générale, vendredi 3 mars à 11h.

La commission média

Compte-rendu de la journée du mardi 28 février

Petit compte rendu (personnel, on a pas fait d'AG pour le valider hein...) de la journée d'action d'aujourd'hui mardi.
Tout d'abord je n'ai pas pu venir ce matin très tôt, le compte-rendu sera donc incomplet (le blog débute, soyez indulgent). Comme on peut le lire sur le site de l'université Paris I, le centre PMF était bel et bien ouvert ce jour, et le restera tant que les "conditions de sécurité nécessaires ne seront pas mises en cause" (par ailleurs on ne sait pas exactement ce que cela veut réellement dire). Le blocage s'est essentiellement concentré sur les ascenseurs du centre (tous bloqués, les barrages laissant passer les personnels). Mais soyons honnête, certains amphis ont tout de même eu lieu (les éco-gestion si vous nous regardez...).
Dans l'ensemble, le blocage de la fac c'est plutôt bien déroulé malgré une ambiance parfois lourde et quelques coups échangé de part et d'autres, faisant au moins un blessé parmi les occupants (à qui je souhaite un bon rétablissement par ailleurs).
Un constat par contre m'embête quelque peu... sur l'ensemble des gens (majoritaire sur une AG d'environ 1000 personnes) qui ont voté le blocage de la fac, peu d'entre eux ont mis en application ces mesures. C'est donc pour cela que j'invite tout ceux qui le peuvent à venir à la fac le plus tot possible (7h30) dans le but de bloquer mais aussi de discuter avec les autres étudiants, qui parfois ne comprennent pas notre démarche.
Sur ce, rendez-vous demain soir pour un compte rendu de la journée... AG à 11H amphi N, venez nombreux.

Johan

PS : désolé pour la qualité pitoyable de ce post, je m'en vais dormir pour etre la à l'heure demain...

mardi, février 28, 2006

Tolbiac : 1 200 personnes en assemblée générale

Suite à la décision de l’assemblée générale du vendredi 25 février, le centre Pierre Mendès France (université Paris I Panthéon-Sorbonne) est en grève. Lundi matin, une cinquantaine d’étudiants ont bloqué le site universitaire, laissant passer les salariés et organisant la rencontre avec les autres étudiants. Ils continuent de dénoncer la mise en place du Contrat Première Embauche. A 11h, l’assemblée générale a réuni 1 200 personnes et a décidé de reconduire la grève et le blocage jusqu’au mercredi 1ier mars à 11h, date de la prochaine assemblée générale.

Lors des débats, une important inquiétude s’est manifestée quant à la poursuite des cours : tout en se mobilisant, les étudiants ne souhaitent pas négliger leur études. Des interventions pluralistes et des positions dispositions divergentes se sont exprimées sur le CPE, la grève et les modalités du blocage. Les professeurs du SNESUP et la CGT IATOS étaient présents et ont apporté leur soutient. Ces professeurs ont décidé de ne pas pénaliser les étudiants mobilisés.

L’assemblée générale s’est conclue sur un appel à la manifestation le mardi 28 février, et les commissions du comité continuent activement leur travail.

La commission média de Tolbiac.

Communiqué de presse du 24 février

Une quinzaine d'universités se mobilisent contre le Contrat Premier Embauche et la fac de Tolbiac les rejoint ; le Conseil d'Administration de Paris 1 ayant par ailleurs voté une motion dénonçant le CPE. Réunis en Assemblée Générale d'étudiants (environ 400 personnes) ce jeudi, nous revendiquons :
-le retrait des CPE-CNE
-l'abrogation des ECTS-LMD
-le retrait du Pacte Pour la Recherche
-l'augmentation des postes aux concours de l'enseignement
Afin d'obtenir satisfaction nous sommes en grève depuis jeudi pour permettre à l'ensemble des étudiants de se mobiliser sans être pénalisés. Des piquets de grèves ont été mis en place dans l'après-midi.
Au cours de la journée, une seconde Assemblée Générale a eu lieu : elle a voté l'occupation de la fac pendant la nuit et mis en route des commissions étudiantes ouvertes (Finance, Analyse des textes, tracts/affiches, interprofessionnel...)
L'occupation a continuée vendredi matin et en dépit de la fermeture de la fac et de la présence des forces de l'ordre, nous sommes parvenus à tenir une nouvelle assemblée (entre 450 et 500 étudiants). Il y a été décidé d'envoyer des mandatées à la coordination nationale des facs en grève et mobilisées contre le CPE réunie samedi 25 février à Toulouse. Les mandatées sont chargées de porter les revendications adoptées par l'AG, élargies à l'abandon de toute poursuite contre les lycéens et les étudiants en lutte contre le CPE et l'amnistie des jeunes révoltés des quartiers populaires. La grève se reconduit lundi et l'AG appelle les enseignants, chercheurs, personnels ingénieurs, administratifs, techniciens et ouvriers de service ainsi que l'ensemble des autres universités à rejoindre le mouvement contre le CPE.

La commission presse de Tolbiac (en LUTTE ! )